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L'Europe dans le vert, les craintes sur le secteur technologique s'apaisent
information fournie par Reuters 16/10/2026 à 09:47

Le mot « Bourse » figure sur la façade du Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris, situé place de la Bourse à Paris.

Le mot « Bourse » figure sur la façade du Palais Brongniart, ancienne Bourse de Paris, situé place de la Bourse à Paris.

Les principales Bourses européennes sont orientées dans le vert vendredi avec la stabilisation des rendements ‌obligataires, ainsi que le reflux des cours pétroliers et de l'or après le choc provoqué par le spécialiste de l'intelligence artificielle (IA) CoreWeave.

À Paris, le CAC 40 grappille 0,11% à 7.943,78 points ​vers 07h05 GMT. À Londres, le FTSE 100 avance de 1,08% et à Francfort, le Dax prend 0,40%.

L'indice EuroStoxx 50 progresse de 0,44%, le FTSEurofirst 300 de 0,41% et le Stoxx 600 de 0,24%, l'Europe étant relativement à l'abri des mouvements sur la technologie, au regard de la taille réduite de ce secteur dans le principal indice paneuropéen.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC ​40 gagne à ce stade 1,76% et le Stoxx 600 1,61%.

Les contrats à terme à Wall Street préfigurent une hausse de 0,19% pour le Dow Jones, de 0,13% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,07% pour le Nasdaq au lendemain d'une ​séance volatile qui s'est achevée dans le vert.

Le retour de l'accalmie sur les marchés financiers pourrait ⁠toutefois être de courte durée, le rebond des places boursiers asiatiques ayant coïncidé avec l'approche du week-end, probablement sous l'impulsion des investisseurs à la recherche d'achats à bon ‌compte après la baisse brutale de jeudi.

L'opérateur de centres de données CoreWeave, déficitaire, doit près de 50 milliards de dollars selon les données de LSEG, ce qui a alimenté les craintes concernant l'accumulation de dettes finançant le boom de l'IA.

Jensen Huang, le directeur général de Nvidia, deuxième actionnaire de CoreWeave ​avec environ 10% du capital du groupe, a cependant tenter de ‌minimiser jeudi soir ces craintes.

"La solidité financière de CoreWeave s'améliore de jour en jour", a déclaré Jensen Huang à la presse lors ⁠d'un événement à Stockholm, ajoutant qu'il ne voyait pas la nécessité pour Nvidia de venir en aide à l'entreprise. "Je suis optimiste. Leur coût du capital est en fait en baisse", a-t-il ajouté.

Cela a suffi a atténuer les craintes autour de CoreWeave, permettant aux valeurs technologiques de rebondir mais certains spécialistes, à l'image de Kyle Rodda, estiment que "les marchés mondiaux pourraient bien connaître une ⁠période prolongée de ce type de volatilité".

"Le ‌marché prend conscience du fait que la demande en IA et un modèle économique rentable sont deux choses très différentes", souligne pour sa part Axel ⁠Rudolph, chef analyste technique chez IG Group.

"Si le coût du capital continue d'augmenter, même une forte demande pourrait ne pas suffire à protéger les acteurs les plus endettés", a-t-il mis en ‌garde.

LES ENTREPRISES ET LES INDICATEURS AU CENTRE DE L'ATTENTION

Outre l'IA, les investisseurs continuent d'analyser les résultats d'entreprises après la publication en début de semaine des comptes des ⁠grands groupes financiers américains.

Côté indicateurs économiques, l'inflation en zone euro et la production industrielle américaine sont à l'agenda, alors que les ⁠investisseurs cherchent des signes sur la trajectoire des ‌taux des grandes banques centrales.

Fidèle à son habitude, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, s'est montré très discret vendredi sur le sujet à Bangkok, dans le cadre des ​réunions du FMI et de la Banque mondiale, répétant qu'il ne préjugeait pas de l'issue des réunions ‌de politique monétaire.

Les marchés estiment actuellement à environ 28% la probabilité d'une hausse des taux de la Fed à la fin du mois.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Andrew Bailey, s'est lui montré un peu plus direct, ​affirmant que la flambée des prix de l'énergie due à la guerre en Iran n'avait jusqu'à présent eu qu'un impact limité sur l'inflation générale en Grande-Bretagne, mais qu'il était prématuré pour tirer des conclusions définitives.

Aux valeurs, Schneider Electric monte de 1,20% à la faveur du relèvement pour la deuxième fois depuis le début de l'année de ses objectifs de résultat d'exploitation ⁠et de chiffre d'affaires 2026.

Kering abandonne 0,71% alors que le groupe de luxe a annoncé jeudi le départ de Seán McGirr de son poste de directeur de la création chez Alexander McQueen.

Groupe ADP cède 0,55%, l'opérateur aéroportuaire ayant annoncé s'attendre à ce que son trafic passagers 2026 à Paris soit en légère décroissance sur un an.

Ailleurs en Europe, Unicredit avance de près de 1% après avoir obtenu l'autorisation de la Banque centrale européenne (BCE) pour prendre le contrôle de Commerzbank (+1,01%).

UBS gagne 0,53% alors que des sources ont rapporté que la banque helvétique étudiait actuellement différents scénarios, notamment le transfert de son siège social ou une fusion avec une autre banque, en cas de mise en oeuvre en Suisse de nouvelles règles bancaires plus strictes.

(Rédigé par Claude Chendjou, ​avec la contribution de Kevin Buckland, édité par Augustin Turpin)

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